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Je manque de temps pour réaliser mes projets : fausse excuse, vrai problème

Tu te demandes sûrement pourquoi certaines personnes – qui sont pourtant dans la même situation que toi – arrivent à gérer travail, vie sociale, projets perso, vie de couple/famille, loisirs, etc. tout en restant toujours frais (fraîches) et bien dans leurs baskets, tandis que toi tu galères à gérer tes obligations administratives, tes rendez-vous médicaux, voir des amis le weekend et avoir une nuit de sommeil réparatrice une fois dans la semaine…

Inutile de se comparer

Tout d’abord, la seule personne avec qui on se compare c’est soi-même. Inutile de se comparer aux autres, car nous ne connaissons d’eux, généralement, que ce qu’ils veulent bien nous montrer. On ignore les heures passées à courir derrière le temps, leur mode d’organisation, leurs sacrifices (parfois très grands!) et surtout, on ignore leur rapport aux temps.

Certaines personnes s’épanouissent en étant très occupées, en vivant des journées pleines et en se rendant disponibles pour aider ou participer à d’autres tâches que celles de leur quotidien, ou en chargeant leurs de week-end d’activités en tout genre (concerts, expos, diners entre amis, etc.) quand d’autres préfèrent profiter d’un week-end plus relax, ou rentrer chez eux et profiter de moments de repos ou avec leurs proches. Bref le rapport au temps diffère pour chacun de nous.

Notre rapport au temps est également soumis à notre condition, notamment mentale, matérielle, physique, à un instant T. Concrètement, le mood, la santé ou les contraintes matérielles peuvent nous influencer, nous pousser ou nous ralentir dans la concrétisation de nos projets, et de la même manière on ignore quel est le moteur ou le frein d’une personne que l’on observe et à laquelle on peut se comparer. Outre les passionés, et les “hyperactifs”, certaines personnes sont animées par un besoin quasi vital d’avancer, que ce soit en raison d’une peur de manquer, ou d’objectifs très précis qu’elles se sont fixé. Ces motivations, ces conditions sont propres à chacun et on ne connait pas forcément le moteur qui pousse une personne.

En somme, la comparaison est inutile puisqu’on se connait soi-même, on se juge et on se jauge en connaissant chaque aspect de notre personne, mais on se compare à une vitrine, en ce qu’elle nous renvoie notre propre reflet, et surtout, on se compare à une façade dont on ignore la profondeur et le contenu.

Organisation ET discipline

Deux mots qui font peur, mais qu’il est pourtant nécessaire de maîtriser. L’organisation et la discipline. Ensemble, car être organisé seulement ne suffit pas, et être discipliné sans être organisé non plus. Et je sais de quoi je parle..

Combien de to-do-lists oubliées, de routines non suivies (y compris les routines capillaires si soigneusement préparées et organisées..). Rattrapée par la fatigue, les empêchements de dernière minute, ou tout simplement la flemme, j’ai lâché l’affaire alors qu’objectivement, j’étais sur la bonne voie.

Donc oui, le “secret”, qui n’en est pas vraiment un, c’est de joindre la discipline à l’organisation. L’utile à l’agréable quoi.

Il existe de nombreuses méthodes d’organisation personnelle et professionnelle, qu’il peut être bon d’appliquer au quotidien selon son besoin et ses priorités. Pour autant, un travail sur soi est à réaliser, dans une certaine mesure, afin de réussir à libérer du temps pour soi et pour ses projets.

  • Connaitre et poser ses limites : très lié à l’estime de soi, il s’agit d’identifier ce que tu ne peux pas (ou tout simplement ne veux pas) faire. Cette capacité à dire non c’est également la capacité de prioriser, et c’est primordial pour pouvoir gérer ton temps au max. Il n’y a aucun mal à dire non, au contraire. Tu montres ainsi que tu es plus fiable, car tu connais tes capacités, tes limites. Et de manière générale, personne qui sait identifier ce qu’elle est capable faire au mieux, saura gérer au mieux un besoin particulier.

  • Se fixer des objectifs réalistes : Gérer son temps c’est également ça, se fixer des objectifs réalistes. Parfois on s’emballe, enthousiasmé par le projet dans lequel on se lance, ou parce que l’on arrive pas à déléguer et qu’on veut s’assurer de la réussite de son projet, on se pense capable de tout gérer de front et parfois dans un délai très (trop?) restreint. Puis on y arrive pas, et on finit par culpabiliser de ne pas y être arrivé. Le truc ici, c’est qu’il ne s’agit pas toujours d’une question d’incompétence, mais bien de surestimer ses capacités pour bien faire.. et cela s’avère être contre-productif. C’est pourquoi il est important de planifier, décortiquer, et définir le meilleur moyen pour soi d’y arriver, dans les délais fixés, et ne pas hésiter à demander de l’aide, et à déléguer. discerner l’urgent de l’important, et savoir ce que tu peux objectivement faire dans un délai raisonnable.

  • Plannifier : Il faut s’avoir s’aider soi-même, et tout le monde (moi la première) n’est pas né avec le sens de l’organisation. La meilleure méthode pour s’aider à gérer son temps, c’est plannifier. Ecris si tu es plus manuel, schématises si tu es plus visuel, aide toi d’un outil si tu veux aller plus vite et être accompagné, mets-toi des rappels, sois accompagné d’un proche, auquel tu devras “rendre des comptes” sur ton avancement.. Mais mets des choses en place. Avoir une idée simplement, ne te permets pas de la matérialiser si tu ne l’organises pas, et il n’y a aucun mal à s’aider d’un outil en ligne, ou d’une méthode telle que la méthode de Tim Feriss pour atteindre ses objectifs.

Accepter d’être aidé

Filer un coup de main par-ci, par-là, être disponible pour un ami ou un collègue dans le besoin, prendre son temps pour écouter et épauler un proche.. mais ne jamais demander d’aide. Vouloir tout gérer tout seul, au détriment de la qualité ta propre vie et de tes projets, finalement c’est te tirer une balle dans le pieds. Etre altruiste et disponible sont d’excellentes qualités qui font de toi un(e) amie(e) ou un(e) proche de qualité, en revanche le geste doit aller dans les deux sens. Le partage c’est aussi savoir confier son fardeau à un proche, et savoir accepter son aide.

Déjà, ça peut te permettre de te libérer du temps pour toi-même, d’avoir une vision différente et plus neuve sur ton projet, en plus ça peut consolider les liens avec ce(cette) proche. Alors pourquoi pas ?

Savoir demander, et accepter de l’aide c’est se donner les moyens d’avancer, et potentiellement d’aller plus loin que tu ne l’aurais espéré.

“Les galères que tu gardes pour toi, ça reste ton problème. Si tu nous en parles, alors ça devient notre problème.”

Une ancienne collègue

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