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Pourquoi je n’ose pas me lancer ? Le syndrome de l’imposteur

Savoir se remettre en question et se challenger constamment est un atout pour toute personne qui souhaite entreprendre, ou tout simplement pour améliorer sa vie tant professionnelle, que personnelle.  Pour autant, se remettre en question ne signifie pas douter de soi-même. Douter de soi-même n’étant clairement pas le meilleur des atouts.

Le syndrome de l’imposteur, c’est quoi ?

Le syndrome de l’imposteur recouvre différents éléments, dont plus particulièrement le sentiment d’être une fraude, de manquer de légitimité ou d’expertise pour s’exprimer sur un sujet, ou travailler dans un domaine.

Ce sentiment entraine parfois une anxieté qui peut résulter en une paralysie poussant à la procrastination, pouvant ensuite ralentir voir empêcher la réalisation des projets qui animent la personne concernée.

Ce syndrome peut affecter n’importe qui, qu’il s’agisse de l’étudiant, du salarié ou de l’entrepreneur, tant dans la vie privée que professionnelle, et impacte notamment les personnes à haut potentiel, ainsi que les personnes paraissant les plus confiantes et sûres d’elles. Par ailleurs, ce sentiment se développe très souvent lorsque l’on commence à entreprendre.

Conséquences liées au syndrome

Le syndrome de l’imposteur entraine bon nombre de sentiments qui peuvent peser dans le quotidien des personnes qu’il impacte. Parmis ces conséquences, trois sont particulièrement bloquantes :

  • Le sentiment de culpabilité : ce sentiment de culpabilité face au succès est étroitement lié au sentiment de ne pas mériter la réussite, que peut ressentir une personne n’ayant pas de diplôme ou d’expertise dans le domaine où elle souhaite monter son projet. Sous ce sentiment se cache la peur que les gens “découvrent” que l’on est une fraude.
  • Le perfectionnisme : bien que ce soit une qualité, le syndrome de l’imposteur peut pousser à un perfectionnisme exacerbé pouvant devenir très vite handicapant et porter préjudice à la vie privée, voir à la santé de la personne. Ainsi, pour être satisfaite et se sentir légitime, la personne se retrouve à passer extrêmement de temps sur de petits détails, à tout surpréparer.
  • La procrastination : faisant le lien avec le paragraphe précédent, non seulement ce syndrome peut pousser au perfectionnisme, mais s’attacher aux moindres détails peut aussi être une forme de paralysie. En effet, la personne sujette au syndrome de l’imposteur se retrouve constamment noyée dans des tâches minimes, annexes au projet, et repousse le moment de se lancer par peur de ne pas être à la hauteur.

Estime de soi, légitimité et syndrome de l’imposteur

La principale problématique encadrant le syndrome de l’imposteur, porte principalement sur la confrontation entre la perception que l’on a de soi-même et notre idée de la perception qu’autrui a de nous.

Ainsi, il nous arrive plus fréquemment de minimiser notre réussite, ou trouver une raison extérieure à notre propre réussite. Sans reconnaitre que notre travail en est la principale cause.

Le syndrome de l’imposteur entraine bien souvent le sentiment de ne pas mériter une réussite, une opportunité ou tout simplement la reconnaissance d’un talent ou de la qualité du travail fourni. Parfois même, ce syndrome entraine la sensation de ne pas être à sa place, malgré la confiance que les gens peuvent accorder.

La perception que l’on a de soi-même joue un rôle important dans l’atténuation du syndrome de l’imposteur et de ses conséquences. Il est fortement lié à l’estime de soi et en conséquence, à la confiance en soi.

Il s’agit d’identifier et définir les limites entre la place que l’opinion des autres doit occuper dans notre esprit, et l’importance de développer une bonne perception de soi.

Travailler sur soi est donc nécessaire pour minimiser les effets du syndrome de l’imposteur. En comprendre les rouages permet d’être mieux armé et de continuer d’avancer même s’il se présente à nouveau.

… Quelques tips pour combattre le syndrome

Souviens-toi que tu n’es pas le seul concerné : comme évoqué plus haut, tout le monde peut être touché par le syndrome de l’imposteur à un moment de sa vie. Ce qu’il faut garder en tête, c’est que l’on est souvent en proie aux doutes lorsque l’on prend des initiatives, que l’on tente des choses. Sortir de sa zone de confort entraine souvent des périodes de questionnements et de doute, mais la remise en question est bénéfique pour atteindre la réussite.

Oublie la perfection : Rechercher la perfection dans les moindres détails est, certes, une qualité, mais cela ne doit pas devenir un point bloquant. L’important c’est de sans cesse s’améliorer, et de savoir accueilir les changements, même lorsqu’ils interviennent tard ou par surprise. 

Ne préjuge pas de l’opinion des autres : Il est très facile de se tromper, ou de mal interpréter une attitude ou les mots d’autrui. D’ailleurs, on s’imagine toujours que les gens sont plus sévères à notre égard qu’ils ne le sont réellement.

Ton opinion envers toi-même est la plus importante : Il s’agit du tips le plus important. Ton estime de toi, induis ta confiance en toi, et ta façon de gérer tes questionnements et  le syndrome de l’imposteur lorsqu’il fait son apparition.

  • Valorise tes accomplissements et tes qualités, sans en faire trop, mais ne les minimise pas. La modestie est une qualité, mais l’excès de modestie ne contribue pas à développer une bonne estime de soi, puisqu’elle est fondamentalement liée à l’appréciation des autres. La crainte de passer pour vaniteux ou orgueilleux démontre un attachement trop important à l’opinion des autres. Savoir reconnaitre ses propres qualités c’est surtout affirmer sa personne, et cela permet d’acquérir de bon réflexes liés à l’estime de soi ;
  • Connais toi et apprends à dire non, cela te permettra de savoir ce que tu aimes faire, et ce en quoi tu es doué, mais également de savoir où sont tes limites. Ainsi tu conserves une liberté d’action, une liberté de ton, qui te permets de rester en accord avec toi-même et d’être ainsi plus sûr de tes décisions ;
  • Sois indulgent avec toi-même, c’est bien le plus dur. On a souvent tendance à se souvenir de nos erreurs, des mots que l’on aurait pas dû dire ou encore des arguments qu’on aurait pû rétorquer, a contrario on trouve plus facilement les mots qui apaisent les doutes de nos proches ou de nos collaborateurs. Il faut également avoir ces mots envers soi-même. Les erreurs permettent d’avancer, de changer de perspective et de se renouveler. Elles nous permettent de nous questionner, de nous challenger, c’est pourquoi la bienveillance que l’on a envers nous-même est fondamentale, et doit s’efforcer d’être entretenue

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